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Votre IA parle anglais. Vos clients parlent français.

J'ai fait passer les mêmes quatre tâches d'affaires québécoises à trois grands modèles d'IA et j'ai noté leur français québécois. Le français est meilleur que la plupart des propriétaires pensent. Le vrai problème est ailleurs.

Votre IA parle anglais. Vos clients parlent français

La plupart des propriétaires d'entreprise que je rencontre utilisent l'IA de la même façon. Ils écrivent leur demande en anglais. L'IA répond en français. Ils copient, ils collent, ils envoient.

Personne ne relit. C'est ça, l'erreur.

Vos clients lisent chaque mot. Ils remarquent quand votre soumission dit « mail » au lieu de « courriel ». Ils remarquent quand votre pub sonne comme si elle avait été écrite à Paris. Ça ne coûte rien à corriger, et ça vous coûte de la crédibilité chaque fois que vous le sautez.

La devanture d'un petit commerce indépendant à Gatineau un jour d'automne
Vos clients lisent chaque mot. Assurez-vous que le français sonne comme chez nous, pas comme à Paris.

Alors je l'ai testé. Pour vrai.

Le test que j'ai fait ce matin

Le 13 octobre 2026, j'ai donné quatre tâches typiques d'une entreprise québécoise à trois grands modèles d'IA : ChatGPT, Google Gemini et Muse (Meta). Les mêmes quatre demandes, mot pour mot, en anglais, chacune demandant explicitement du français québécois.

Les quatre tâches : un courriel de réponse à un client mécontent, le libellé d'une soumission de rénovation, une courte pub Facebook pour un plombier, et une réponse de soutien pour réinitialiser un mot de passe.

J'ai noté chaque réponse sur 5 pour la qualité du français québécois : vocabulaire québécois contre français de France, anglicismes, ton et niveau de formalité. Deux autres modèles ne se sont jamais rendus à la notation. Meta AI était bloqué par une politique réseau avant même que je puisse l'ouvrir. Perplexity a répondu à une demande en visiteur, puis a tout verrouillé derrière un compte. Je ne note pas les tests incomplets, et je n'invente pas de notes.

Les résultats

ChatGPT : 17 sur 20. Courriel 3, soumission 5, pub 4, soutien 5.

Gemini : 17 sur 20. Courriel 3, soumission 4, pub 5, soutien 5.

Muse : 16 sur 20. Courriel 3, soumission 4, pub 4, soutien 5.

Trois modèles, même portrait. Relisez ça deux fois.

Ce que les résultats veulent vraiment dire

La bonne nouvelle d'abord. Quand vous demandez explicitement du français québécois, les trois modèles livrent du vrai vocabulaire québécois. Pas du français de France avec une feuille d'érable dessus.

Les soumissions de rénovation en étaient la preuve. ChatGPT et Gemini ont écrit « vanité » et « toilette », pas les équivalents de France. Les deux ont inclus les lignes de taxes TPS et TVQ. Gemini a même utilisé le taux exact de la TVQ de 9,975 pour cent et a écrit « tirage de joints » et « gypse », c'est-à-dire le vrai nom du placoplâtre sur un chantier québécois. ChatGPT a ajouté la ligne de licence RBQ. Ce sont des documents que vous pourriez presque envoyer à un client.

Les réponses de soutien étaient tout aussi fortes. Les trois modèles ont écrit « courriel », « pourriels » et « ça nous fera plaisir ». C'est exactement comme ça qu'une équipe de soutien québécoise écrit.

Maintenant, le point faible. Les trois modèles ont eu 3 sur 5 pour le courriel de plainte. Chaque réponse était correcte et professionnelle. Chaque réponse était aussi d'un français international neutre. Zéro couleur québécoise. Rien de mal, rien de local. Un client à Gatineau le lirait sans rien ressentir.

Les pubs sont arrivées au milieu. Bon vocabulaire (« fournaise », « 89 $ + taxes »), mais bourrées d'émojis et écrites comme toutes les autres pubs Facebook sur internet.

L'habitude qui règle la plupart du problème

Voici ce que le test a vraiment prouvé. Les modèles connaissent le français québécois. Ce qu'ils ne savent pas, c'est quand vous le voulez.

Chaque demande de mon test disait « en français québécois » explicitement. Cette phrase-là fait la majeure partie du travail. Sans elle, vous obtenez du français de France par défaut, parce que c'est la majorité du français sur internet.

Alors l'habitude est simple. Écrivez toujours « en français québécois » dans votre demande. Ensuite, relisez le résultat avant qu'il atteigne un client. Deux minutes. Cherchez trois choses : « mail » au lieu de « courriel », « week-end » au lieu de « fin de semaine », et toute phrase qui sonne comme traduite de l'anglais mot à mot.

Un portable sur le comptoir d'un petit commerce avec un brouillon de courriel en français à l'écran
Deux minutes de relecture valent mieux que n'importe quelle mise à jour de modèle. Repérez les traces de français de France avant d'appuyer sur envoyer.

Les modèles ne sont pas le problème. Le copier-coller sans relecture est le problème.

Vos clients parlent français. Assurez-vous que votre IA parle le leur.

Si vous voulez de l'aide pour mettre l'IA au travail dans vos vrais processus, dans un français qui sonne comme votre entreprise, c'est ça mon travail. Neurotek AI construit des systèmes d'automatisation et des agents IA pour les PME québécoises. Ma conférence découverte passe en revue vos processus et vous montre exactement où l'IA se paie. Écrivez-moi et on va planifier ça.

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Simon Cousineau

Fondateur de Neurotek AI, une firme de consultation en automatisation IA qui aide les PME du Québec à bâtir des systèmes qui fonctionnent vraiment.

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